La dépression post expatriation

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Les 4 phases de la déprime 

Quand tu pars 1 an, 2 ans voire plus dans un autre pays, si tu reviens dans ton pays d’origine tu vas forcement passer par différentes phases psychologiques de la dépression post expatriation. Tu peux faire le malin avant de rentrer et dire des phrases du genre :

Oui moi je vois la vie du bon côté. Je suis une voyageuse de l’espace. Maintenant je suis cool, ma vie est ultra positive. C’était une riche expérience donc je ne vois pas pourquoi je serai triste.

Oui bon arrête de faire ta belle. Tu vas saouler tout le monde avec tes théories de voyageuses en carton. Puis en vrai t’es grave dégoûtée donc reste pas dans le déni et accepte le fait qu’il faut passer par là !

Attention je ne juge personne ! Certains sont contents de rentrer. D’autres vivent le retour d’une autre manière. J’essaye juste de décrire avec humour ma situation. Pour tous les autres il y a Eurocard MasterCard.

Tu te souviens quand je t’avais parlé de la maladie de la bougeotte. Beh là c’est pareil sauf que c’est une autre forme de virus moins drôle et que tu vas être insupportable pour tes proches pendant quelques temps.

Alors si tu te reconnais dans cet état post traumatique ? Je suis désolée mais tu es bien en phase de deuil post expatriation. 

1 – LE DÉNI

Un peu comme la rupture amoureuse, le déni sera la première étape de votre dépression. Jusqu’aux derniers moments, je ne réalisais pas que je rentrais en France pour toujours. J’avais juste l’impression de rentrer pour les vacances et les pots de départ ne ressemblaient pas à des adieux mais plutôt à des « À plus les gars on se revoit vite ! »

Un peu comme quand tu te fais larguer mais que tu ne veux pas accepter la chose. Oui je sais je suis le genre fille qui a peur de l’abandon donc le déni ça me parle.

Alors quand on te demande vous allez faire quoi ? c’est quoi vos plans en France ? pourquoi vous rentrez ? Beh tu esquives ! 

2 – LE YO-YO

Aussi appeler l’ascenseur émotionnel, le yo-yo c’est un peu le comportement lunatique puissance 1000.

Tu vas être content de retrouver ta famille avec qui tu faisais des Facetime une fois par semaine (quand ta connexion fonctionnait). Mais ce côté rassurant peut également t’angoisser, en te disant que rien n’a vraiment changé.

Alors tu vas devenir très lunatique et passer du rire aux larmes en 3 secondes.

Il suffit qu’on te demande Alors ça va ? Tu vas faire quoi maintenant ? pour que tu pètes un cable.

3- LES LARMES DE CROCO

Cela peut arriver du jour au lendemain sans raison apparente. Et cela suit habituellement la phase du Yo-yo. Vous pouvez vous lever le matin tout va bien. Vous allez faire un tour sur Instagram vous voyez des stories de vos amis restés sur place puis d’un coup les grosses larmes de croco font leur apparition. On essaye de vous consoler mais rien y fait.

4- L’ACCEPTATION

L’acception c’est la phase ou tu es enfin sortie de ta période de doute (j’y retourne, je repars, je reste ? non je repars ? putin je sais pas ) Bon j’avoue ne pas connaitre encore la phase d’acceptation mais j’essaye d’avancer.

Une chose est sûre, je vais continuer à voyager. D’ailleurs je pense que je vais aller faire un tour sur Easyvoyage pour prendre un billet et organiser un voyage prochainement moi. #toujoursplus

Ah oui parce que je vous ai pas dit mais la maladie de la bougeotte celle la elle ne partira pas.

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- Rédigé depuis mon mac qui m'a coûté un bras

23 commentaires sur “La dépression post expatriation

  1. Salut Julie,
    Ton article m’a fait beaucoup rire car c’est la triste vérité. Je suis rentrée de Montréal il y a bientôt 1 an et malgré la phase d’acceptation enfin passée (yes !) la nostalgie à cette fâcheuse tendance à rester. La coquine. Avoir la bougeotte et continuer à programmer des voyages c’est ca qui sauve ! Il y a tellement à voir a quelques heures de vols de chez nous. Alors bon courage pour la dernière phase, tu tiens le bon bout ! 💪🏻
    Hortense

    1. Merci Hortense ! Oui je discutais avec une amie qui est rentrée il y a un an elle m’a dit pareil ! Et elle garde comme toi la mentalité de découverte heureusement. Mais moi je garde dans un coin de ma tête d’y retourner lol

  2. Ton article est très intéressant car je suis justement en pleins doutes en ce moment d’entreprendre les démarches pour rester à Montréal ou de rentrer en France à la fin de mon PVT… même s’il me reste 1 an, la décision doit se faire bientôt… et je sais que si je rentre en France, je vivrais sûrement toutes ces étapes !

    1. Oui après chacun le vit différemment et rien n’est figé dans la vie. Il ne faut pas avoir peur d’avancer, de se tromper quitte à revenir 😀 profite de ta dernière année de PVT en tout cas !! 😀

  3. Gé-nial ! Ton article m’a fait sourire de mon canapé à Montréal en pensant à notre retour dans tout juste 4 mois.. Rien que d´y penser et déjà entendre « Alors ça va ? Tu vas faire quoi maintenant ? » je sens que je vais pas mettre long feu à péter un cable ^^ ! En tout cas merci, ça va nous préparer un peu au retour, même si ce sera sur place que nous verrons ce qu’il en est… :).

  4. Haha j’ai vécu la même. Je crois que j’ai mis deux ans à m’en remettre. Et j’étais partie à peu près la même durée !
    J’avais aussi écrit un peu la dessus (très à chaud http://pompommegirl.blogspot.fr/2015/09/top-7-des-choses-que-tu-peux-faire.html?m=1 et puis un peu plus à froid http://pompommegirl.blogspot.fr/2016/05/top-15-des-choses-qui-me-manquent.html?m=0 )
    Bon courage et let me know si tu veux prendre un verre je suis à Paris maintenant !

  5. Cela fait un peu plus de 2 ans que je suis la (arrivée en meme temps il me semble) je ne sais pas quand nous rentrerons mais ce retour je l appréhende..

  6. Allo Julie, Je voudrais te dire que ca part avec le temps, mais en realite, ca s’enracine. Ca fait maintenant (en 2018) plus de vingt ans que je vis avec un pied de chaque cote de l’Atlantique. Au debut j’etais triste et je m’ennuyais de l’autre pays (France, Canada) quand je n’y etais pas. J’ai progresse. Maintenant je mets l’accent sur ce qui est bien la ou je suis. Depuis sept ans, je suis dans les Alpes de Haute Provence, avec des longs sejours reguliers au Canada, mais sept ans c’est long, et la tentation de retrouver Montreal et de faire l’inverse est grande. Entretemps j’ai vecu en Bourgogne, a Ottawa, a Paris, a Montreal, dans les Cantons de l’Est et ici… Comme tu dis, quand on a la bougeotte, on ne s’en defait pas facilement!! Bon courage dans l’attente de ton retour au Canada…

  7. Apres 10 ans aux caraibes et 10 ans en Italie,je decide de rentrer en Normandie,je vais laisser un bon boulot,mais pas d’amis et surtout une ville que je n’aime pas du tout Milan.Et pour dire la veritè je suis super anxieuse du fait de tout recommencer a 0.Je suis contente et en meme temps j’ai un peu peur.

  8. 13 ans d’Asie (Hong Kong, Singapour, nomadisme d’ONG en ONG puis Thailande) et je reste de plus en plus longtemps en France quand je rentre l’été. Mes racines me manquent alors, rentrer, ou pas ? La bougeotte, l’enrichissement de mes expériences et mon attitude se déplacent avec moi quelque soit mon choix. J’ai la chance d’avoir rencontre une forme de Qi Gong que je pratique depuis 3 ans ; fini le sentiment d’expatriation, les questions d’appartenance, de ‘c’est ou chez moi ? ou dois/veux-je aller’, les phases dépressives. L’ancrage se développe en soi. Je recommande ! Bon courage a tous.

    1. Merci catherine je vais me renseigner sur la question alors ! Moi j’aime me poser des questions et réfléchir sur ces sujets. Mais comme je dis toujours « Home is where my cat is » looool une belle journée à toi 😀

  9. OHLALALALALALA,
    tu n’imagines même pas comme j’angoisse déjà le jour où on va rentrer… après 4 ou 5 ans ici -_-
    Allez gros, « ça va passer », coeur sur toi

    1. Mais non je suis sure que ça va aller pour toi frero dans ta belle montagne 😀 gros coeur big love j’espère à très vite gros

  10. Le pire selon moi (je rentre dans pile 1 mois!), ce n’est pas de changer de lieu de vie, de se questionner, de changer d’avis etc. Ça, ça prouve juste qu’on vit, qu’on réfléchit sans œillères et qu’on se positionne, qu’on agit.
    Non, le PIRE, c’est le regard toujours pessimiste des autres sur notre retour. Dans leur tête, retour = échec. Et là, soit on est fort… et on se sent obligé de légitimer et de justifier NOS décisions, soit on est un peu dans le creux de la vague, et là, on passerait vite pour une pauvre petite victime.
    Alors que non! Oui, ça peut être difficile, mais oui on a grandi avec cette expérience et on saura refaire surface. Bouger est un état d’esprit avant tout: celui de l’ouverture. Sûr que ça doit contrarier l’égo de plus d’un conformiste pantouflard.

    1. Mais c’est tellement ça ! Le regard des autres qui ne comprennent pas forcement nos choix de vie. Je comprends ce que tu veux dire. Car pour nous se réadapter c’est pas difficile. Mais les autres qui veulent nous faire rentrer dans des cases moi ça me saoule !!

  11. sympa l’article. Même si je pensais qu’il allait continuer. Parce que moi mes phases sont allées beaucoup plus loin haha 🙂 j’espere donc pour toi que ça s´arretera là 🙂

    1. Ah ah ah c’est gentil ! Oui pour l’instant j’en suis la car cela fait peu de temps que je suis rentrée ! Affaire à suivre donc ? lol

  12. Ça y est je t’ai enfin lu lol! Pas facile ce retour. Ça doit faire bizarre quand tu réalises vraiment que tu es partie et que tu ne reviendras car ce ne sont pas de simples vacances en France! Tout est une question de temps pour te reconstruire un équilibre et sortir de cette période où tout le monde te demande mais que vas-tu faire maintenant! Olala j’imagine à quel point ça doit être gonflant! Ton prochain voyage va te faire un bien fou! Des bisous

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