5 situations gênantes devant un québécois

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Au départ je voulais écrire un article qui expliquait les différences entre les expressions québécoises et françaises. Puis je me suis dit que des tas de livres faisaient déjà ça très bien. Alors, j’ai plutôt décidé de vous raconter des situations dans lesquelles moi même ou des personnes que je ne citerai pas (je suis sympa comme nana quand même) se sont retrouvées ici en vivant au Quebec. Je pense que l’on pourrait faire un sketch de ces histoires. Et puis bien sur pour la fin, un petit guide de survie des différences qui m’ont marqué.

Pour information, je ne compare ni critique en aucun cas nos cousins canadiens. Au contraire, j’aime rire de ces anecdotes, that’s it ! #peaceloveflex

1- L’histoire sans « Fin »

Je ne parle pas de la fin du monde, ni de la fin des haricots, mais plutôt de l’adjectif « fin ». Mon ancienne voisine (que j’adore) avait pour habitude de garder mon chat Silver (le plus beau, le magnifique, que j’aime plus que tout, c’est ma vie). Et après un retour de week-end, je demande à ma voisine comment s’est passé la garde de Silver, elle me répond :

" Oh vraiment super, et en plus qu'est ce qu'il est fin "

Je dis donc à mon copain (qui aime dire que son chat n’est pas gros) qu’elle trouvait Silver mince. Nous étions tous les deux contents de voir que notre chat n’était donc pas gros. Jusqu’à ce qu’une collègue de travail m’explique que « fin » voulait dire gentil…

#monchatestunepatate

2- Il a mis sa « Culotte » à l’envers

Je suis à la recherche d’un pantalon de ski pour une journée raquette prévue la semaine qui suit. Je demande à mes collègues de travail si ils n’ont pas un bas de ski à me prêter. C’est alors qu’un collègue m’interpelle en me disant :

"Je peux te prêter ma culotte si tu veux"

What ?! Je me dis mais le mec est complètement fou (déjà il porte des culottes c’est chelou) il veut me passer sa culotte ?! Mais c’est quoi son problème ? Tout le monde rit en voyant ma tête, m’expliquant que la culotte c’est le pantalon. Ah ok….

#jenesaisplusoumecacher

3- En 1000 « morceaux »

Première journée shopping à Montréal (enfin magasinage pardonnez moi). Je fonce aux cabines d’essayage pour enfiler mes dernières trouvailles. Arrivée devant la file, la madame du magasin (bon ok j’avoue c’était Zara pour changer), me dit :

" Vous avez combien de morceaux?

A Marseille, si on te demande combien tu as de morceaux, c’est que tu es un dealer mdr. Puis j’ai compris qu’elle parlait en fait du nombres d’articles que je souhaitais essayer.

#lahontesurmoi

4- Le « bric à brac »

Cette fois-ci, c’est une amie qui conduit pour la première fois une voiture au Québec (pour information ici on dit un char et pas une voiture). Quand le propriétaire qui lui prête la voiture lui indique à plusieurs reprises :

"Serres ton brake à bras ?"

A sa place je n’aurai pas compris non plus. Ma chère collègue pensait que l’homme souhaitait sortir son bric à brac de la voiture. Mais non il s’agissait en fait du frein à main. Qui se dit Brake à bras au Québec.

#toutsexplique

5- Vraiment « écoeurant »

Tous les français qui habitent ici au Québec sont au courant de la chose. Mais plusieurs personnes de mon entourage ici ont fait face à la célèbre phrase « c’est écoeurant ». Une amie qui organise des visites à des québécois, était en charge d’une ambassadrice qu’elle devait impressionner pendant tout son séjour. Et cette dernière, après chaque découverte s’écriait :

"C'est  vraiment écoeurant"

Ma collègue se demandait ce qu’elle avait bien pu faire de mal pour que sa cliente trouve tout si écoeurant. Mais en fait ici au Québec, écoeurant veut dire que c’est génial. En gros un coup de coeur !

#laconfusion

Bonus :  Le « cabaret » final

Quand on travaille dans un café, on est souvent confronté à des expressions ou du vocabulaire différent comme la guenille pour le torchon, ou les napkins pour les serviettes et encore les ustensiles pour les couverts. Mais un mot m’a particulièrement rendu ridicule. Lorsqu’un client me demande gentiment :

"Est-ce qu'il y a des cabarets ?"

Alors je suis peut être blonde et cela existe peut être en France. Mais j’ai du demander à mes collègues de travail si il y avait des adresses de cabarets dans le centre ville de Montréal. Le cabaret est en fait un plateau…

#jemesenseuleaumonde

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8 commentaires sur “5 situations gênantes devant un québécois

  1. Tellement drôle ! J’en apprends vraiment tous les jours.
    Une collègue de travail une fois me parlait d’un restaurant vraiment écœurant… Comment te dire… ça donne pas vraiment envie d’y aller ^^

  2. Et au delà des expressions, le vocabulaire est aussi un véritable challenge ! Par exemple j’ai découvert aujourd’hui qu’un mot-clic était un hashtag et un égoportrait, un selfie ! Je bosse dans la comm. et chaque jour est un apprentissage 😉

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